La lutte populaire que l’on voit aujourd’hui grandir dans la tête des Québécois n’est pas nouvelle, la jeunesse n’est pas seule responsable. Tout au long de notre histoire nous nous sommes soutenu. Même si aujourd’hui le Québec fait parti d’une fédération contrôlée par Londres, nous avons su garder ancré dans nos gênes ce soupçon d’indépendance lorsque la situation oblige. Le mouvement présent fait ressortir cette appartenance, nous sommes frères, nous sommes Québécoises & Québécois, nous sommes une grande famille qui n’hésite pas à faire du bruit dans les rues lorsque la situation s’impose. Ainsi, en sachant que -presque- tous les québécois font la même chose au même moment, tous se disent qu’ils font partie d’une nation, une nation qui fait du bruit quand la situation impose, mais une nation qui ne verra malheureusement jamais le jour politiquement parlant. Est-ce là la fin du monde? Non.
En 2012 nous devrions oublier, mettre en veilleuse la question référendaire ; la question de l’indépendance du Québec. Il faut oublier toute autre tentative. Il faut voir de l’avant et ne pas se replonger dans ce marasme politique. Car oui, il s’agit de politique et à ce niveau-là… Londres a son mot à dire quand la situation oblige.
On est d’accord pour rire -lapsus-. On est d’accord pour dire que notre situation géopolitique depuis 1763 n’a plus ou moins changée. La confédération canadienne ne faisant que nouer plus solidement le Traité de Paris et le tout, diriger par l’Empire Britannique/ l’Angleterre/La Couronne/Londres. La question référendaire en est une importante. Quelconque État/Nation l’ayant mis en œuvre le sait. Par 2 fois au Québec nous avons fait la demande de nous -séparer- de cette fédération qu’est le Canada,…qu’est l’Empire Brit…etc… Par 2 fois il n’y ait resté qu’une seule chose. Une chose magnifique qui s’appelle le statut quo. D’accord le référendum sous Lévesque n’avait pas la moindre chance mais celui de Parizeau semblait sur la bonne voix. Mais pourquoi Jacques Parizeau n’a-t-il pas réussi à unir les Québécois au sein d’une Vraie nation reconnu au plan international? Je vais vous dire une chose terrible : Jacques Parizeau a gagné haut la main son référendum de 1995. Mais nous ne sommes pas en Slovénie *État/Nation ayant eu son indépendance nationale de la Yougoslavie sans le recours aux armes par référendum, ni en Tchécoslovaquie ni dans quelques colonies équatoriales. Nous sommes au Québec et au Québec, nous ne sommes pas sur un sol qui nous appartient c’est vrai, nous sommes sur un sol qui appartient à des intérêts de tout ce qu’il a de plus privé au monde et ce, à Londres. C’est un fait.
Pour moi, un des plus grands politiciens de l’histoire du Québec fut Daniel Johnson, le père; Premier Ministre du Québec en 1966 jusqu’à sa mort 2 ans plus tard à l’âge de 53 ans seulement. Cet homme ne dormait pratiquement jamais, il a du visiter le Québec 20 fois de fond en comble. Il était Irlandais de souche d’où son nom de famille qui pourrait porter à confusion quant à sa confession politique. Il voulait absolument mourir dans un Québec souverain et surtout, détestait l’Angleterre et connaissait très bien le sors qui était réservé a ses frères Irlandais. Il souhaitait voir naître un parti politique humain et ordonné sans accordance fédérale. En 1966, on parlait beaucoup également de rassembler des partis politiques avec des appointages fédéralistes afin de créer cette indépendance. Johnson maudissait cette hypothèse nationale et le criait ouvertement. Il savait que la question référendaire ne serait jamais prise au sérieux si elle était entre les mains d’une telle association. Malheureusement, c’est cette 2e option qui prévalu en le nouveau Parti Québécois créé en 1968, plus exactement le 14 octobre 1968. Daniel Johnson est décédé 2 semaines avant, le 26 septembre 1968 au Barrage Manic 5. Cet homme voulait se débarrasser une fois pour toute de l’alliage tenace de Londres. À ces niveaux élevés de politique internationale, il ne faut pas aller trop loin, il ne faut surtout pas ébouillanter Londres avec des idées d’indépendance nationale totale.
Une chose reste certaine par contre : Daniel Johnson voulait qu’on puisse sortir le soir dans nos rues sans danger et par milliers avoir la liberté de taper sur des casseroles afin de montrer au monde entier que les Québécois existent réellement, concrètement et qu’ils formeront un peuple encore plus soudé lorsque cette crise se sera résorbée.
S’attaquer à la loi spéciale 78, c’est s’attaquer à Londres.

