Le Québec a été plongé dans l’ombre ces derniers mois. Les forces de l’ordre ont été opposées aux étudiants contestataires dans la violence et les tensions que l’on connaît.
Décriée de part et d’autre, la situation n’aura permis qu’une seule chose : l’adoption d’une loi avilissante ébauchée par un gouvernement corrompu jusqu’à l’os qui cherchait un tremplin adapté pour lancer des élections juste avant la reprise de la Commission Charbonneau.
Juste avant de creuser un peu plus les préceptes qui sauraient faire encore davantage de mal à Jean Charest et ses convertis.
Les élections étant en cours, on voit apparaître plusieurs groupes qui claironnent leurs attentes électorales. Parmi ceux-ci, on compte la Fraternité des policiers et policières du SPVM.
Pris à la gorge par une administration municipale qui n’assume pas ses responsabilités et un maire – ex-libéral– qui refuse de prendre des décisions, le syndicat des policiers revendique plusieurs éléments.
La caisse de retraite du FPPSPVM est au centre du litige. La ville de Montréal annonce être incapable de soutenir les fonds requis par cette dernière et la menace d’un règlement ou d’une loi spéciale fait surface.
Dans quelle situation les policiers se retrouvent-ils ? Très près de ce que les étudiants ont vécu le printemps dernier.
Quels seront vos appuis, mesdames et messieurs les policiers ? Vous qui avez plié l’échine devant les ordres de martelage et de matraquage. Vous qui avez été forcés d’appliquer une loi écœurante qui faisait honte à la démocratie. Qui se rangera derrière vous ?
Vous êtes bien droits quand on vous demande de fesser sur ce qui dérange. Vous être bien puissants avec vos armures et vos bâtons devant des teneurs de pancartes et des crieurs de slogans.
Ah oui, il y a bien eu quelques incidents. Des vitres brisées, des manifestants plus durs que d’autres. Mais de façon générale, vous avez entretenu la honte, le mépris et avez aidé à édifier le pilon antidémocratique.
Et maintenant que vous vous retrouvez dans l’autre camp, que vous êtes en face du même ennemi que les étudiants, qu’allez-vous faire ? Quels seront les moyens pris pour vous faire entendre même si on ne veut pas vous écouter ?
Prenez le temps de bien vous préparer ; des milliers d’étudiants se rappellent leurs bleus, leurs plaies et leurs yeux larmoyants, quand vous leur avez enfoncé dans la gorge le droit de se lever et se tenir debout.
Eux vous observeront… Et vous jugeront.


4 commentaires
« Vous êtes bien droits quand on vous demande de fesser sur ce qui dérange. Vous être bien puissants avec vos armures et vos bâtons devant des teneurs de pancartes et des crieurs de slogans. »
Ce ne sont tout de même pas eux, les professionnels de la loi et l’ordre, qui ont inventé ces étudiants criminels, anarchiste et assistés sociaux, qui détruisent le mobilier des universités et intimident par la violence ceux qui, pacifiques, veulent assister à leurs cours.
Si seulement ils pouvaient matraquer ces étudiants anarchistes à la tête, plutôt qu’aux bras et jambes, le problème serait réglé plus rapidement.
Vous faites partie d’une société unique en Amérique.
Des étudiants assistés sociaux, incapables de s’ajuster à une hausse de 6.25 $ la semaine des droits de scolarité. Même pas à 2.00 $ la semaine, pendant cinq ans, tel que proposé par la CAQ.
Ça, c’est vraiment misérable. Donnez leur un peu de monnaie et de nourriture, svp
CH
Les coups sur la caboche, c’est vous qui les avez eus! Vous porter la ceinture fléchée aussi?
Eh bien, vous faites l’éloge de la violence, mon cher. Ce que vous ne comprenez pas, c’est que le mouvement à été très longuement pacifique. Mais quand on ne veut pas vous écouter, et que vous chercher a avoir de l’attention, que faites-vous?
Les professionnels de la loi et de l’ordre comme vous le dites, on assurément contribuer a pourrir la situation, par leur tendance a vouloir tuer le mouvement avant qu’il ne prenne de l’ampleur.
Arrestations ciblés et préventifs, profilage politique. La police à elle aussi des tors. Elle n’est pas que blanche dans toute cette histoire.
Votre mépris envers ceux qui se tiennent debout est répugnant. Vous devriez regarder ce vidéo: http://www.politicoglobe.com/2012/05/le-syndrome-du-larbin/ vous allez vous retrouver.
Un parfait petit larbin en effet.