À en croire le tollé de la droite économique qui a suivi les annonces de centre-gauche du nouveau gouvernement du Parti québécois, le Québec est devenu une république socialiste, et Pauline Marois, la « Hugo Chavez » du nord des Amériques.
Le principal point d’achoppement constitue l’implantation de nouveaux paliers d’impôt pour les contribuables gagnant 130 000$ et plus par année – la critique provenant évidemment du fameux 1% (plus ou moins) tant décrié par le mouvement Occupons/Occupy.
On ne peut les blâmer de chercher à protéger leurs intérêts. Mais, en dressant l’épouvantail socialiste et en augurant la pire catastrophe économique avec l’application de cette mesure, les tenants du libéralisme économique classique au Québec démontrent un aveuglement tout autant réactionnaire que sectaire.
Ils oblitèrent deux des causes principales de la crise financière et économique de 2008 dont nous sommes toujours sous l’emprise : l’écart grandissant des richesses depuis les années 80 et le fardeau fiscal indu sur la classe moyenne l’étouffant et la poussant à s’endetter.
Ils nous ressortent la sempiternelle rhétorique : ils doivent toujours être plus riches et encore plus riches pour le bien de tout un chacun. Cependant, cet axiome est faux, comme l’ont démontré maintes études dont l’une de Statistique Canada. Cette dernière a étudié les trente dernières années dans l’objectif d’étayer la thèse d’une corrélation entre la baisse d’impôt des compagnies ainsi que des nantis et une accentuation de l’investissement privé dans l’économie avec comme résultante espérée une hausse de l’emploi. Or, aucun corollaire n’a été trouvé entre ces deux éléments.
La classe opulente peut bien évoquer, avec des menaces vides, une expatriation du sol québécois des professionnels et des investisseurs. Mais, avant de le faire, elle devrait considérer le faible coût d’existence et la bonne qualité de vie au Québec pour un maigre 1 800$ en impôt supplémentaire pour ceux ayant un revenu imposable de 200 000$…
Finalement, les nantis devraient se réjouir de contribuer leur juste part pour permettre l’établissement d’une société plus juste et donc plus sécuritaire. Ce n’est qu’un simple retour de balancier après trois décennies d’iniquité. Car tout est relié, et en absence d’une solidarité minimum entre les individus, tout le monde en paie le prix social, tout comme les plus riches.


5 commentaires
Finalement, les nantis devraient se réjouir de contribuer leur juste part pour permettre l’établissement d’une société plus juste et donc plus sécuritaire. Ce n’est qu’un simple retour de balancier après trois décennies d’iniquité.
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En effet.
Trouvez-vous qu’en ce moment le Québec n’est pas une société juste.
Combien d’impôt payez-vous ?…
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Savez-vous pourquoi Pauline Marois disait, durant la campagne, qu’elle allait abolir la taxe santé ?…
Plutôt de dire qu’elle allait transférer cette taxe de 950 millions, à la charge des travailleurs professionnels, aux revenus élevés, qui ne votent pas pour le PQ.
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Savez-vous pourquoi les communistes du PQ ont choisit le seuil de 130 M$, au lieu de 100 M$, pour être qualifié de « riches » ?…
CH
Quel bonheur !…
C’est un billet du mondialement célèbre commentateur, favori de tous, du Devoir. JSG.
« …le Québec est devenu une république socialiste, et Pauline Marois, la « Hugo Chavez » du nord des Amériques. » JS
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Ici, sans étonnement, il nous dit que les professionnels, travailleurs aux revenus élevés, qu’il appelle les « nantis », qui ne composent que 2% des contribuables du Québec, mais qui paient tout de même 35 % des impôts, devraient se réjouir d’une hausse de leur « juste part ». Incroyable !…
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Quand on sait que 40 % des adultes, contribuables du Québec, ne paient aucun impôt. Même pas 10 $ par année, tout en profitant de tous les services publics du Québec. C’est donc quoi une juste part ?…
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« Le principal point d’achoppement constitue l’implantation de nouveaux paliers d’impôt pour les contribuables gagnant 130 000$ et plus par année…»
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Pourquoi 130 000 $ ?… Et non pas 90,000 $ ou 100 000 $ ?…
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« l’écart grandissant des richesses depuis les années 80 et le fardeau fiscal indu sur la classe moyenne l’étouffant et la poussant à s’endetter. »
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Si l’écart grandissant de richesse est une préoccupation, pourquoi alors le gouvernement socialiste des péquistes du PQ entretient-il un déséquilibre entre le public et le privé ?…
Soit, une rémunération moyenne de 71,200 $ au public. contre 34,100 $ aux revenus personnels, au privé ?…
« Mais, en dressant l’épouvantail socialiste et en augurant la pire catastrophe économique avec l’application de cette mesure, les tenants du libéralisme économique classique au Québec démontrent un aveuglement tout autant réactionnaire que sectaire. »
Dans ce cas…
Si les tenants du socialisme économique classique, des péquistes du PQ, ne sont pas gouvernés par un aveuglement réactionnaire et sectaire, pourquoi persistent-ils à maintenir une exemption totale de l’impôt sur les revenus de 800 $ millions l’an et les profits des centrales syndicales communistes, FTQ CSN CSQ et autres ?…
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Ça, c’est 250 millions de revenus l’an en moins, au ministère du Revenu du Québec.
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« Ils nous ressortent la sempiternelle rhétorique : ils doivent toujours être plus riches et encore plus riches pour le bien de tout un chacun »
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Dans ce cas…
Pourquoi cette rhétorique ne s’applique-t-elle pas aux paradis fiscaux du Québec ?… Les multimilliardaires, FTQ avec 7 milliards et CSN avec 4 milliards, dans leurs comptes en banque à l’abri de l’impôt ?…
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« La classe opulente peut bien évoquer, avec des menaces vides, une expatriation du sol québécois des professionnels et des investisseurs. »
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Dans ce cas…
C’est maintenant à vous que revient la tâche de soutenir Pauline Marois et les politiques fiscales de haine des riches, des péquistes du PQ, par vos impôts. Puisque…
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Mon courtier en valeurs vient de me confirmer que tous mes actifs susceptibles de rapporter des dividendes et gain en capital, ont été transférés à sa branche de Toronto. Ainsi que les produits liquides de ces actifs, à mon compte de la UBS aussi à Toronto.
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C’est maintenant à votre tour de payer, M St-Gelais.
C’est parti mon kiki !… Iiiiiaaaaa !…
SP
Quand on touche aux riches, on déclenche la colère des Larbins comme Serge.
Quel petit homme vous faites, en présentant des chiffres effondrés de vos analyses à la vas-vite, qui ne tiennent pas la route.
Il y a quelque chose de tout à fait normal à ce que les mieux nantis paient plus d’impôt au pourcentage que les plus pauvres.
La structure économique du pays, les exclusions que permettent le fonctionnement des impôts et la fiscalités canadienne et québécoise permet d’emblée, d’être avantageuse pour les plus riches qui peuvent sauver de l’argent en créant du capital sur les intérêts d’investissement et sur les économies reliés aux investissements à risque.
Ce que ne peuvent pas faire les petits travailleurs régulier.
Il était temps que l’on brasse la cage des plus riches. Est-ce qu’un riche va quitter le québec, se trouver une nouvelle maison, vendre sa voiture et ses biens physique, ne pas déménager tous les meubles, relocaliser les enfants dans une nouvelle école, trouver une garderie, un rythme de vie similaire… Pour sauver quelques milliers de dollars annuellement.
Arrêter vos sombres conneries.
Serge, Serge, nous avons eu ce genre de débats plusieurs fois. C’est redondant à la fin.
Tu m’as attaqué plus d’une fois sur ton blogue, et moi, je ne t’ai jamais attaqué ou qui que ce soit.
C’est bien la méthode de la droite: les attaques personnelles.
Mon article a été publié dans le Métro Montréal:
http://journalmetro.com/opinions/courrier-des-lecteurs/167900/courrier-des-lecteurs-du-5-octobre/